Un peu plus loin… Continuant son chemin, l’enfant sentit sur son visage serein, un souffle d’air chaud, qui le fit s’arrêter… Il leva de nouveau les yeux vers les Cieux, et aperçut dans le Ciel rougeoyant, un oiseau aux couleurs du couchant, aux éclats chatoyants de la saison d’automne.
De ses ailes battantes, Le bel oiseau, planait, L’air, tout autour, réchauffant. Une douce brise soufflait, caressant tendrement Les joues de l’enfant.
C’était l’Oiseau de Feu.
Et l’oiseau se mit à chanter ! Sans même se poser, continuant à tournoyer dans les airs, offrant son chant au souffle du vent, qui se chargerait bien d’en disperser les notes, aux quatre coins de l’hémisphère.
L’oiseau chantait :
« Je suis l’Oiseau de Feu
J’ai entendu ta voix. Je suis venu pour toi.
Je suis l’Oiseau de Feu qui réchauffe la Terre,
Que chantent les mères
Du premier souffle de Vie…
Jusqu’aux derniers millénaires.
Je suis l’Oiseau de Feu qui éclaire les êtres.
Je suis l’Oiseau des rêves,
L’Oiseau lumière qui apporte la trêve.
Je suis l’Oiseau de Feu d’où naît la lumière.
Je suis l’étincelle à la flamme éternelle
Jusqu’à l’infime poussière.
Je suis l’Oiseau de Feu
J’ai entendu ta voix. Je suis venu pour toi.
Je suis l’Oiseau de Feu.
Quiconque me voit a le droit de faire un vœu. »
« Comment ? » dit l’enfant
« Tu n’as pu entendre ma voix, puisque je ne parlais, ni même ne chantait. Ma bouche est restée fermée tout le long du sentier.
Il n’y a que les cailloux Qu’on entendait crisser ! »
Il n’y a que les cailloux Qu’on entendait crisser ! »
« Peu importe ! » répondit l’Oiseau de Feu
« Pour entendre ta voix, nul besoin que tu parles.
J’ai entendu ta voix, ce murmure au fond de toi !
Je suis l’Oiseau lumière qui voit la lumière
Et que la lumière attire, attise et fait grandir.
Ce murmure au fond de toi, le murmure de l’âme.»
« Ben dis donc ! » dit l’enfant
Qui ne comprenait pas tout, car il était encore bien jeune.
« Ben dis donc ! » reprit-il
« Si j’avais un seul vœu à faire, ce serait celui là….
…………………………….. »
Mais l’enfant se tut et ne dit rien, car il savait ça ! Tout vœu pour qu’il se réalise, se doit de demeurer secret.
Et l’Oiseau de Feu, l’Oiseau Lumière, dans un dernier battement d’ailes, emporta avec lui le secret vœu de l’enfant, ne laissant comme trace de son passage, que quelques traînées rosâtres dans le ciel pâle.
Vers d’autres contrées, l’Oiseau de Feu reprit la route…
Et l’enfant aussi…

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